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REVUE DE PRESSE

La polémique continue autour de l’accord entre les éditeurs et Amazon

Publié le 04 janvier 2007 par vt

Dans la rubrique Forum du Monde des Livres, Arnaud Nourry (Hachette Livre) et Claude Tarrène (Le Dilettante) répondent à leur tour au SLF.

Début décembre, Amazon a annoncé avoir signé avec cinq éditeurs un accord permettant une recherche « au cœur du livre ». Le 15 décembre, trois librairies, Christian Thorel, Jean-Marie Sevestre et Matthieu de Montchalin dénonçaient l’attitude des éditeurs dans une tribune au Monde intitulée « Les Librairies dans la tourmente » , suscitant à son tour la réactions des éditeurs.

Ainsi, après François Gèze qui leur a répondu dans LivresHebdo.fr (téléchargez la Tribune en format pdf ) le 20 décembre dernier, c’est au tour de Arnaud Nourry, PDG d’Hachette Livre, et Claude Tarrène, directeur commercial des éditions Le Dilettante, d’apporter leur point de vue dans Le Monde des livres du 4 janvier.

Le livre dans un monde en mutation

Dans Nos livres continueront d’exister, Arnaud Nourry regrette avec pugnacité les « amalgames et contre-vérités, rappelant qu’il n’est d’ailleurs pas signataire de l’accord avec Amazon. « Quoi qu’Hachette fasse ou se refuse à faire – comme déposer des livres dans les bureaux de poste, précisément pour ne pas gêner les libraires -, la présomption de culpabilité et les procès d’intention sont à son égard de mise. Au prix de sérieuses distorsions de la réalité. La remise de 5% ? Mais elle a cours pour toutes les librairies. Les frais de ports gratuits ? Ils sont l’initiative de quelques-unes des librairies virtuelles, auxquelles Hachette ne fait aucune faveur en la matière. (…) Il poursuit : « Pour les libraires, se comporter en assiégés et faire des éditeurs les seuls responsables des lignes de défense de leur profession procède à la fois de la myopie et d’une forme d’autodéfiance.»

La librairie en phase d’adaptation

Dans Pour l’avenir de la librairie, Claude Tarrène refuse d’opposer Internet aux librairies. Il énonce de nombreux exemples qui justifient « une opposition dépassée », et notamment le fait que les « sites en lignes sont devenus les meilleurs vendeurs des livres de fonds de tous les grands éditeurs. »

Dans son élan, il affirme que « la Toile, Messieurs, est le plus grand agent de diffusion sur Terre ; le Net diffuse la diversité et sauvegarde la pluralité. Internet n’est pas un agent de concentration, mais bien plutôt le garant de toutes les initiatives possibles. » Défendant Internet, il montre aussi qu’il y a d’autres modèles complémentaires. « Certains grands libraires y réussissent. Ainsi le président du très sélect et informé Cercle de la librairie, Denis Mollat, employeur de 57 libraires pour 155 000 ouvrages références à Bordeaux, sur 2 600 m2, a-t-il permis sur son site Mollat.com un dialogue entre ses libraires, véritables lecteurs aptes au conseil, et ses clients internautes. » Il conclut en rappelant qu’ « il n’y a pas de livres sans lecteurs. Et il n’y aura pas de lecteurs sans livres accessibles. »

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